Nouvelles données sur Enspryng (Satralizumab) de Chugai sur le risque et la sévérité des rechutes dans le trouble du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD)

TOKYO–()–Chugai Pharmaceutical Co., Ltd. (TOKYO : 4519) a annoncé la présentation de nouvelles données sur Enspryng® (nom générique : satralizumab [recombinaison génétique]) dans la réduction de la sévérité des rechutes dans le traitement du trouble du spectre de la neuromyélite optique (Neuromyelitis Optica Spectrum Disorder, NMOSD)), une maladie rare du système nerveux central. Ces données sont présentées dans le cadre de MS Virtual 2020, la 8e réunion conjointe ACTRIMS-ECTRIMS, en plus des données d’efficacité et d’innocuité à long terme sur l’effet continu d’Enspryng dans la réduction du risque de rechute NMOSD ainsi que son profil bénéfice-risque. Enspryng est un anticorps monoclonal antirécepteur de l’IL-6 humanisé à liaison pH-dépendante créé par Chugai.

« On sait que l’incapacité des personnes atteintes de NMOSD s’aggrave progressivement à chaque rechute. Il est important de réduire à la fois la gravité et la fréquence des rechutes à long terme », a déclaré le Dr. Osamu Okuda, directeur opérationnel de Chugai. « Avec un nouveau mode d’action pour inhiber la signalisation de l’IL-6, qui est un facteur clé de NMOSD, Enspryng montre qu’il est possible de réduire le risque et la gravité des rechutes à long terme. Ces données d’efficacité fourniront des informations cliniques sur le traitement par Enspryng. »

Dans une analyse post-hoc du groupe traité par Enspryng, le risque de rechute sévère était réduit de 79 % contre le placebo (5 sur 27 [19 %] contre 12 sur 34 [35 %]), pour les patients au cours des périodes en double aveugle des études SAkura (SAkuraSky, SAkuraStar). La prévention des rechutes, dont les plus sévères provoquent une incapacité et des lésions neurologiques cumulatives et irréversibles, est l’objectif principal dans la prise en charge de la maladie NMOSD. Les patients traités par Enspryng étaient également moins susceptibles de nécessiter un traitement de rattrapage pour une rechute comparativement au placebo (OR 0,46 ; IC à 95 %, 0,25–0,86). Une rechute était classée comme sévère si elle entraînait un changement ≥ 2 points sur l’échelle étendue du statut d’invalidité.

Dans une autre analyse combinée, Enspryng réduisait le risque de rechute de 51 % (HR, 0,49 ; IC à 95 %, 0,31-0,79) dans la période en double aveugle et la prolongation en ouvert (OEL) combinées comparé à ceux qui étaient initialement dans le groupe placebo. Chez les patients séropositifs aux anticorps anti-aquaporine-4 (AQP4-IgG), qui ont tendance à présenter une évolution plus sévère de la maladie, Enspryng a fait apparaître une réduction de 66 % du risque de rechute (HR, 0,34 ; IC à 95 %, 0,19-0,62) comparé à ceux qui étaient initialement dans le groupe placebo. La durée médiane (intervalle) de l’exposition dans les groupes Enspryng et placebo pendant la période en double aveugle était de 96,1 semaines (8-224 semaines) et 54,6 semaines (7-219 semaines), respectivement, et la durée médiane (intervalle) des périodes en double aveugle et OLE combinées dans le groupe Enspryng était de 131,9 semaines (13-276 semaines).

Dans les périodes en double aveugle, les taux d’infection dans les groupes traités par Enspryng et le groupe placebo de l’étude SAkuraStar étaient respectivement de 99,8 et 162,6 événements / 100 patients-années (PA), tandis que les taux d’infection ne différaient pas entre les groupes dans l’étude SAkuraSky. Les taux d’infection grave étaient comparables entre les deux groupes (Enspryng vs placebo) dans chacune des études (SAkuraSky : 2,6 vs 5,0 évènements/100PA ; SAkuraStar : 5,2 vs 9,9 évènements/100PA). Les taux d’infection et d’infection grave chez les patients traités par Enspryng dans les périodes en double aveugle et OLE combinées correspondaient à ceux des patients traités par Enspryng dans la partie en double aveugle en termes de nature et de taux d’événements indésirables et n’ont pas augmenté avec le temps.

À propos d’Enspryng

Enspryng, créé par Chugai, est un anticorps antirécepteur de l’IL-6 humanisé présentant une liaison dépendante du PH, qui a été le premier produit développé en appliquant notre technologie exclusive d’anticorps de recyclage. Le médicament est conçu pour prévenir la rechute du trouble du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD) en inhibant la cytokine IL-6 qui est un facteur clé dans le NMOSD. Dans deux études cliniques mondiales de phase III chez des patients atteints de neuromyélite optique et de NMOSD, le critère d’évaluation principal était atteint avec le satralizumab, soit en tant que polythérapie avec un traitement par immunosuppresseurs de référence (SAkuraSky ; NCT02028884), soit en tant que monothérapie (SAkuraStar ; NCT02073279). Ces études représentent l’un des plus importants programmes d’essais cliniques entrepris pour cette maladie rare. Enspryng a été approuvé au Japon, aux États-Unis, au Canada, et en Suisse. Enspryng est désigné comme médicament orphelin en Europe. La demande a été acceptée pour un examen par l’Agence européenne des médicaments en 2019.

À propos du trouble du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD)1

Le NMOSD est une affection auto-immune du système nerveux central, caractérisée par des lésions inflammatoires des nerfs optiques et de la moelle épinière entraînant une réduction continue et significative de la qualité de vie, due à des troubles neurologiques permanents. Les patients atteints de NMOSD présentent souvent des rechutes de la maladie avec des crises répétées entraînant une accumulation de dommages neurologiques et d’invalidité. Les symptômes potentiels peuvent comprendre une déficience visuelle, un handicap moteur et une douleur affectant la qualité de vie. Dans certains cas, les crises de NMOSD entraînent la mort. Les anticorps anti-aquaporine 4 (AQP4-IgG), des anticorps pathogéniques, sont détectés chez environ 70 à 80 % des personnes atteintes de NMOSD. AQP4-IgG est connu pour cibler et endommager un type de cellule spécifique du système nerveux central appelé astrocytes, provoquant des lésions démyélinisantes inflammatoires du ou des nerfs optiques, de la moelle épinière et du cerveau 2-5. La cytokine inflammatoire IL-6 émerge actuellement comme un facteur important dans la pathogenèse du NMOSD 6-10.

Les critères diagnostiques introduits en 2006 pour la neuromyélite optique étaient caractérisés par une inflammation du nerf optique (névrite optique) et de la moelle épinière (myélite). Ces critères ont été révisés en 2007 avec la définition de la NMOSD, proposée pour les maladies caractérisées par une névrite optique ou par une myélite. En 2015, la définition du NMOSD a été révisée une nouvelle fois pour inclure un plus large spectre de maladies. Le terme diagnostique NMOSD est désormais accepté 11.

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Sources

1. Neuromyelitis optica spectrum disorder (NMOSD) Online. https://nmosd-online.jp/ Consulté en septembre 2020. (en japonais uniquement)

2. Jarius S, Ruprecht K, Wildemann B et al. Contrasting disease patterns in seropositive and seronegative neuromyelitis optica: A multicentre study of 175 patients. J Neuroinflammation 2012 ;9:14.

3. Lennon VA, Wingerchuk DM, Kryzer TJ et al. A serum autoantibody marker of neuromyelitis optica: distinction from multiple sclerosis. Lancet 2004;364:2106-12.

4. Marignier R, Bernard-Valnet R, Giraudon P et al. Aquaporin-4 antibody-negative neuromyelitis optica: Distinct assay sensitivity-dependent entity. Neurology 2013;80:2194-200.

5. Takahashi T, Fujihara K, Nakashima I et al. Anti-aquaporin-4 antibody is involved in the pathogenesis of NMO: a study on antibody titre. Brain 2007;130:1235-43.

6. Chihara N, Aranami T, Sato W et al. Interleukin 6 signaling promotes anti-aquaporin 4 autoantibody production from plasmablasts in neuromyelitis optica. Proc Natl Acad Sci USA 2011;108:3701-6.

7. Kimura A, Kishimoto T. IL-6: regulator of Treg/Th17 balance. Eur J Immunol 2010;40:1830-5.

8. Lin J, Li X, Xia J. Th17 cells in neuromyelitis optica spectrum disorder: a review. Int J Neurosci2016;126:1051-60.

9. Takeshita Y, Obermeier B, Cotleur AC, et al. Effects of neuromyelitis optica-IgG at the blood-brain barrier in vitro. Neurol Neuroimmunol Neuroinflamm. 2016;4(1):e311.

10. Obermeier B, Daneman R, Ransohoff RM. Development, maintenance and disruption of the blood-brain barrier. Nat Med 2013;19:1584-96.

11. Wingerchuk DM, Banwell B, Bennett JL et al. International consensus diagnostic criteria for neuromyelitis optica spectrum disorders. Neurology 2015;85:177-89.

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

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